05/09/2016

Ma rencontre du 3ième type.

 A la veille de cette journée ensoleillée du 15 août je décidai de partir prendre le frais dans la région des lacs de l’eau d’heure.
J’y trouvai un bel endroit à l’ombre d’un vieux chêne biscornu à quelques dizaines de mètres du bord de l’eau. Un véritable petit coin de paradis : l’odeur de la terre humide, un ciel bleu parsemé de quelques nuages d’altitude. Je fermai l...es yeux ce qui me permit de mieux entendre les bruits environnants. Un léger vent du sud faisait frémir les feuilles, des grenouilles croassaient aux bords des eaux peu profondes, des poules d’eau toujours en alerte caquetaient protégeant leurs progénitures des prédateurs éventuels. Je percevais aussi les battements d’ailes des insectes venant se rafraichir au ras de l’eau et qui parfois, par malchance terminaient dans la bouche d’un poisson surgissant à la surface.
 
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Tout à coup un étrange ronronnement lointain attira mon attention, rien d’habituel. D’abord presque imperceptible, il devint ensuite comparable au bruit d’un mixeur mais en plus grave. Y avait’il quelqu’un d’un camping environnant se préparant un milkshake ou commençais-je à souffrir d’acouphènes ?
Rien de tel. J’aperçu dans le ciel une forme, d’abord assez éloignée, elle me semblait compacte, un peu comme un avion mais avec un énorme « corps ». Cette chose qui se déplaçait dans les airs un peu à la manière d’une libellule, pouvaient produire des accélérations brutales, changer de direction quasi instantanément ou se diriger vers l’arrière et même faire du surplace. Finalement elle effectua un atterrissage vertical, tout en douceur.
A ma grande stupeur cette chose me paraissait bien vivante, rien de ce que je connaissais des livres de biologie. Avais-je droit à ma rencontre du 3ième type ? Cette créature que j’estimais d’une hauteur approximative d’un mètre et le même d’envergure ressemblait assez étrangement à un albatros mais sans plumes, doté de bras et mains, de courtes jambes et de grands pieds. Celui-ci se trouvait de dos à environ une centaine de mètres, de l’autre côté du rivage. Etrangement je ne ressentis aucune crainte à la vue de cet « allien » venu du ciel. Bien au contraire, je fus envahi d’un sentiment de plénitude.
Cet étrange oiseau pris différentes poses, d’abord celle du pingouin, les bras le long du corps et resta sans bouger près d’un quart d’heure, les yeux fermés, pour ensuite opter par la position du cormoran, comme ceux que l’on peut parfois découvrir le long de l’eau et se séchant les ailes au soleil après un plongeon. Etait ce un adapte du yoga ?
Je senti comme une force bienfaisante pénétrer mes pensées et un message d’abord confus se précisa, un peu comme quand on règle un canal radio. Il disait : « Allo, allo, bonjour Didier. Cool, pas la peine de te cacher. » J’étais donc repéré.
Puis cet être se retourna lentement pour ensuite me fixer dans les yeux d’un regard serein. Malgré la distance je pouvais le distinguer très nettement, comme si son image grandissait mentalement dans mon esprit. Nous nous sommes regardés ainsi, immobile pendant de longues minutes avant que celui-ci n’arbore finalement un grand sourire doux et communicatif. Une forme de bien-être jusqu’à ce jour inégalée m’envahit totalement.
Pas besoin d’autres paroles. Un peu comme si une veille connaissance venait vous rendre visite après de nombreuses années et d’avoir l’impression de l’avoir quittée hier et que tout soit déjà dit.
Il ajouta : « je te donne de quoi nourrir ton inspiration et tu t’occuperas du reste. »
Et puis en une fraction de secondes celui-ci reprit son envol après m’avoir salué d’un signe de la tête.
Ayant une imagination assez féconde, je me suis demandé et cela reste encore le cas, si cette vision ne fut simplement pas le fruit de ma fantaisie ou peut être due à une fringale m’ayant donné le tournis.
Le seul témoignage de cette rencontre reste la reproduction que j’en ai faite et dont voici la photo.

 

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