19/11/2015

A deux.

Dans la cour de récréation, ce petit « bonhomme de maghien » courait dans tous les sens. Une balle à la main, il ne tenait pas en place. Il faisait plaisir à voir. Quelle énergie, quelle joie de vivre : un régal pour les yeux et le cœur. 

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Quelques dribbles de basket et il parlait alors à haute voix à un adversaire imaginaire : « Tu n’auras pas la balle, je suis le meilleur, je cours le plus vite, regarde ceci, cela, et hop… » Ensuite quelques têtes puis un shot digne d’un champion de 1ière division. Puis, Il courrait à toute vitesse pour récupérer son ballon, il était vraiment increvable. 

Tout à coup il se retourna, ayant sentit la présence de son frère à quelques dizaines de mètre derrière lui. Et à la vitesse de l’éclair il se dirigea vers lui. « Allez » : lui dit-il, « Tu veux bien jouer avec moi, s’il te plait. »  

Le plus grand le taquina d’abord quelque peu, feignant de ne pas le voir ni l’entendre. Ce qui eut pour effet de rendre le plus jeune encore plus insistant. Il le suivait partout, ne lui laissant aucun répit, talonnant son grand frère au plus près. Finalement, simulant la fatigue, ce dernier d’un air coquin lui répondit : « D’accord, viens, essaie d’attraper celle-ci, si tu peux. » 

Ainsi va la vie chez les maghiens : insouciance, joie et plaisirs simples, telle est leur recette du bonheur. Ah, qu’est ce que je ne donnerais pas pour en être un.